Histoire du Quartier des Abbesses

Voici donc une série d'articles sur l'histoire des Abbesses depuis ses origines à nos jours.

Bibliographie :

Collection "Mémoire en Images" Editions Alan Sutton Eds - Chelles - Tome I et Tome II par Laurent Quesnel.

"La seignerie de Chelles, ses fiefs, ses lieux-dits" d'Annick Desthuilliers, publication de la Société Archéologique et Historique de Chelles (1993-1994)

Bulletin de Société Archéologique et Historique de Chelles n°10, 1989-1990

Les articles de la Société Historique de Gagny parus dans le journal municipal de Gagny.

Nous voulions remercier Mr et Mme Desthuilliers de la Société Archéologique et Historique de Chelles, Mme Pasquet de la Société d'Histoire de Gagny et Mr Nicolsky en charge de la paroisse Saint-Sépharim-de-Saroy aux Abbesses ainsi que son épouse, pour l'aide qu'ils nous ont apportés pour retracer l'histoire de notre quartier.

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mardi 29 décembre 2009

Le cirque des Abbesses de Gagny-Chelles

Dans les années 30s, dans l'avenue de l'Étoile d'Or, un petit cirque itinérant venait de temps à autre dans le quartier des Abbesses de Gagny-Chelles.

En analysant les photos de la famille Bogatscheff, nous avons pu en trouver une datant de 1935-36, présentant la roulotte, le chapiteau et la camionnette en stationnement dans l'avenue de l'Étoile d'Or.

Doyens, Doyennes : si vous avez des souvenirs de ce cirque, n'hésitez pas à nous faire parvenir vos témoignages.

Le cirque des Abbesses

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vendredi 11 décembre 2009

Panorama de Gagny-Chelles en 1870

Cliquez sur l'image pour agrandir :

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Croquis d'après une gravure de M. Gaidrau réalisée pendant le siège du Paris du conflit de 1870. Elle montre le panorama de Villemonble à Chelles en passant par Gagny depuis le plateau d'Avron de Neuilly Plaisance.

lundi 7 décembre 2009

Chroniques du café des Abbesses de Gagny-Chelles : La famille Gromoff.

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Photo datée de 1934 : A gauche, Mr Tkacheff puis Serge Gromoff et Georgette Gromoff et tout à gauche Mr Leonid Bondareff.

Nous avons rencontré Sonia Lebon née Gromoff. Ses parents ont tenu le café des Abbesses (Actuellement, le café Chantant) de 1932 à 1946.

Son père d'origine russe a combattu dans les armées blanches contre les armées rouges avant son exil pour la France. Cet homme, très secret selon sa fille, aurait changé de nom à son arrivée en France. Le nom Gromoff serait donc un nom d'emprunt sans doute pour fuir un passé troublé par la guerre civile.

Comme beaucoup d'immigrés russes, dans une France saignée à blanc par la guerre 14-18, il recherche et trouve du travail dans les grands centres industriels du pays. C'est ainsi qu'il est embauché dans l'usine Peugeot de Valentigney,

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Sortie des usines Peugeot de Valentigney.

C'est en ce lieu, qu'il rencontre sa future épouse Georgette qui travaille dans le café de ses parents dans l'avenue de la république de la ville.

Voulant monter une affaire ensemble, un cousin nommé Milo, négociant de vin en gros à Champs-sur-Marne, leur propose l'opportunité de racheter le fond de commerce d'un café dans le quartier russe des Abbesses de Gagny-Chelles.

Le café Gromoff

Ce café a été construit quelques années plus tôt par Mr Fazekas (Ouvrier du bâtiment d'origine Hongroise). Des descendants de la famille Fazekas habitent toujours dans le quartier des Abbesses.

C'est ainsi, que Serge et Georgette se portent acquéreurs du fond de commerce en 1932. Ils ne sont pas propriétaires des lieux, les locaux sont ainsi loués à la famille Fazekas.

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La famille Gromoff a employé avant-guerre une main d'œuvre espagnole ayant fuie la guerre civile.

Très vite, Serge qui était "capable de tout faire" décide de donner de l'ampleur au Café des Abbesses. Il décide donc d'y tenir également une épicerie russe. Sonia se rappelle la vente d'harengs et des sprats sous toutes les formes (fumés, à l'huile etc.), des cacahuètes, du kéfir de jus de citron, des cornichons malossols, du vin, de la Vodka, des liqueurs etc.

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En tablier, Serge Gromoff, 4ème en partant de la gauche : Henry Bianco et tout à droite son frère.

Très vite, l'établissement devient très important dans la vie sociale de la communauté des Abbesses. Ainsi tous les ans, les assemblées paroissiales de l'église Orthodoxe y sont organisées ainsi que les fêtes de quartier. Sonia se rappelle notamment le concours des plus beaux vélos fleuris ainsi que des lots offerts aux enfants.

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Très vite, les Gromoff décident de transformer le café en salle de cinéma, deux fois par semaine.

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Sonia se rappelle son père faisant tourner la manivelle et de projections de comédies dramatiques comme les Deux Orphelines où elle pleurait à chaudes larmes assises sur le banc du premier rang.

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Plus tard, ils décidèrent d'organiser des bals. Sonia se rappelle de ces fêtes familiales musicales, au sein de cette communauté russe qu'elle estime comme une "grande famille nostalgique vivant sur ses valises autour d'une église".

A côté du café, il y avait un salon de coiffure tenu par le père Henry. Juste au dessus, vivait un russe qui fabriquait des glaces. Il les fabriquait avec une sorbetière dans l'arrière cours. Tous les matins, il partait les vendre à la gare de Chelles. Sonia se souvient de sa charrette couverte, avec ses pots de glace baignant dans glace pilée pour les maintenir bien au frais toute la journée. Elle se souvient de sorbets à la vanille ou au citron qu'il servait dans des gaufrettes.

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A gauche, le père Henry dans l'entrebâillement du Salon de coiffure. Veuillez également noter la présence d'une borne fontaine.

Avant-Guerre, Serge, anti-communiste convaincu, voulant être naturalisé est très mal-alaise avec les sollicitations des mouvements de gauche de l'époque (front populaire, parti communiste) qui veulent s'introduire dans le quartier. Avec le soutien notamment du Docteur Nast, il finit par l'obtenir en 1936.

Pendant, la guerre, Serge fut membre des FFIs ou Forces Françaises Intérieures.

Sonia se souvient d'une très belle femme juive qui habitait seule, avec ses deux enfants, dans le milieu de la section Chelloise de l'Avenue de l'Etoile d'Or. Cette Madame Sherman y possédait une petite maison en meulière au perron centré. Sans avoir pignon sur rue, elle y tenait une petite buvette fréquentée, entre autres, par des juifs du secteur dont certains d'origine russe. Il y avait également une petite épicerie où elle y vendait des fruits et des légumes. En 1941-1942, elle quitta brutalement sa maison avec ses enfants. Sonia se rappelle son fils René qui avait le même âge qu'elle. Elle ne sait pas si Mme Sherman et ses enfants ont été déportés. Elle n'a plus jamais eu de nouvelle d'eux après leur départ précipité.

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Serge Gromoff en Tablier, puis Odette Quirier, Sonia Gromoff et son chien Kapi, Derrière Mr Bellet de la loterie nationale et Mr Gamelin en arrière, puis Georgette Gromoff et Rose Beley.

Sonia se souvient de son chien Kapi qu'ils ont gardé pendant une quinzaine d'années. Ce chien vagabond avait la particularité d'accompagner les clients du café jusqu'à la gare et de revenir. Pendant la guerre, il fut arrêté par la police de Chelles après avoir tué 2 poules dans une ferme. Georgette, pour récupérer le vagabond, fut forcée de les rembourser.

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Sonia, en 1944, pour un spectacle de danse en honneur aux personnes déportées pendant la guerre.

En 1946, les Gromoff vendirent le fond de commerce. Ce café existe toujours à ce jour, ils se nomme désormais le Café Chantant.

Le café Gromoff en 2008

samedi 17 janvier 2009

Merci à toi Gérard !!!

Nous avons eu l'honneur de rencontrer, Samedi 17 Janvier 2009, Gérard. Ce dernier est un des plus grands collectionneurs chellois de cartes postales anciennes. Il nous a ouvert les portes de sa collection et nous avons pu numériser des cartes postales que nous n'avions pas encore en notre possession.

Gérard nous a donc accueilli avec une extrême amabilité et nous avons passer de longues heures en sa compagnie à savourer les quelques 3500 cartes postales de Chelles et de ses environs en sa possession. C'est un verre de bourbon à la main que nous avons conclu ensemble cette visite extraordinaire dans le Chelles d'autrefois

Merci beaucoup Gérard...

Voici donc quelques unes des pépites trouvées ce jour là :

CPA - Avenue de la Haute Carrière

CPA - Le château du Chesnay

CPA - Le château du Chesnay

Le café Gromoff

L'immeuble Migraboff

vendredi 31 octobre 2008

Les commerces disparus des Abbesses : Le Bâtiment

Grâce à Mr Nicolsky, nous avons déniché, dans la comptabilité ancienne de la paroisse Saint Seraphim de Sarov, des factures qui attestent de la présence dans le quartier des Abbesses de commerces liés au secteur du bâtiment.

Avant le règne de l'automobile et son cortège de grandes surfaces et autres centres commerciaux déshumanisés, les commerces de proximité étaient particulièrement implantés dans le quartier des Abbesses comme ailleurs.

Ainsi, comme le prouve les factures suivantes, il était possible dans le quartier de trouver tous le nécessaire pour faire des travaux et équipés sa maison.

Il y avait donc au 86 de l'avenue du Grand-Cerf, l'ARC-EN-CIEL spécialisé dans les peintures, les vernis et l'outillage de jardin.

Facture de l'Eglise Russe à L'Arc-en-ciel

Pour transporter les matériaux de construction lourds et imposants, Jean LEPROUX était présent au 44 de l'avenue Sambre-et-Meuse.

Facture de l'Eglise Russe à Jean Leproux

Pour les fournitures générales pour le bâtiment (Quincaillerie, Peinture, Bois, Matériaux, Primagaz et Charbons), il existait donc au 5 de l'de l'avenue Sambre-et-Meuse, la Maison RATIER "à la Ménagère des Abbesses".

Facture de l'Eglise Russe à La Ménagère des Abbesses

Merci à Sasha Nicolsky, pour ces documents qui nous éclairent sur la vie d'antan dans notre quartier.

dimanche 5 octobre 2008

Article du 6 août 1934 sur l'église orthodoxe des Abbesses

Voici un article daté du 6 août 1934, paru dans un quotidien nommé "Le Journal", qui parle d'une fête à l'église Saint-Seraphin de Sarov.

Nous en avons pris connaissance grâce au document suivant : "La colonie Russe de Gagny" par H. Szklartchik (Bulletin de la société historique du Raincy et du pays d'Aulnoye, En Aulnoye Jadis, 1990, N°19, p. 83-92)

L'égliste orthodoxe dans les années 30

"Humble édifice fait comme leur maison par le labeur de tous; l'Église dresse pourtant avec fierté vers le ciel trois coupoles traditionnelles surmontées de trois croix orthodoxes dorées, sur un fond de peupliers frémissants.

Avec quelle savante patience il a fallu travailler sur les humbles matériaux pour évoquer de loin, l'audacieux éclat byzantin des vieux temples orthodoxes. Avec une touchante piété les plus artistes d'entre les émigrés ont su peindre sur l'iconostase l'image traditionnelle des Apôtres et recopier la Vierge Sainte de Kazan.

Et quand le chœur lança vers le ciel les vieux chants liturgiques, l'humble foule des vestons fatigués, des redingotes verdies, des robes improvisées, s'est cru avec extase dans la Sainte-Russie d'autrefois.

Au moment fixé par le rite, on entendit le carillon des cloches, tel qu'il sonnait autrefois de la Baltique à la Mer Noire. Pourquoi était-il un peu grêle ? Nous l'avons su quelques instant après. Une cloche est chère. Quatre cloches ruineraient le trésor de l'Église. Sous le marteau vigoureux de deux sonneurs, des morceaux de rail, coupés avec science et suspendus à une branche d'arbre chantent 'do, ré, sol" comme les vieux carillons de Moscou".

Un article si touchant que nous n'avons pu nous empêcher de vous le transmettre.

mardi 24 juin 2008

Histoire de la société Poliet-et-Chausson

Nous avons beaucoup cité la société Poliet et Chausson qui possédait les terrains du quartier des Abbesses avant de les lotir en 1925, qui exploitait la carrière Saint Pierre et qui utilisait le canal du chesnay pour acheminer le gypse vers les fours à plâtre de la pointe de Gournay. Nous avons donc réussi non sans certaines difficultés à trouver l'historique complète et précise de cette société qui est maintenant détenu à 96% par Saint-Gobain. Nous l'avons agrémenté de quelques photos choisies de l'époque. Vous comprendrez donc, pourquoi, à la pointe de gournay, vous trouvez les établissements Lapeyre et Point P.

Il convient de préciser qu'une partie de la carrière Saint-Pierre ou de l'Est est encore détenu par Poliet & Chausson aujourd'hui Saint-Gobain (21,6 hectares).

Usine Poliet-et-Chausson de la pointe de Gournay

Poliet-et-Chausson en chiffres :

  • Filiale à 96 % de Saint-Gobain
  • Date de création : 1901 comme Etablissements Poliet et Chausson
  • Nombre de salariés: 20,000
  • Chiffre d’affaires : FFr 27.09 milliards (4.5 milliards de $) (1998)

Les dates clefs :

  • 1901: Les Etablissements Poliet et Chausson sont fondés par Paul Chausson et Jules Poliet.
  • 1930 : la Production atteint 1.7 millions de tonnes.
  • 1933 : Mort du Fondateur Paul Chausson.
  • 1940 : Les activités de la société sont suspendues pendant la Seconde Guerre Mondiale.
  • 1945 : Reprise de la production.
  • 1952 : La Production atteint deux millions de tonnes.
  • 1969 : Prise de contrôle par la banque Paribas.
  • 1971 : La société devient une holding sous le nom de Poliet S.A.
  • 1975 : Acquisition de Lapeyre S.A.
  • 1970s: Acquisitions de Weber et Broutin, SAMC et de 25% de Ciments Fran&ccedils.
  • 1984 : Acquisition de Vachette.
  • 1990 : Prise de contrôle de Lambert Frères S.A.
  • 1996 : Acquisition par Saint-Gobain.
  • 1997 : Vente de Vachette.
  • 1999 : Saint-Gobain contôle la société avec 96.13% des parts.

Filiales Principales :

Lapeyre S.A.; Weber et Broutin; Industrielle des Tuiles; Stradal; point P.

Concurrents Principaux :

Berisford plc International; Boral Ltd.; technologies de Groupe Royales; Groupe Castorama-Dubois Investissements.

Histoire de la société Poliet-et-Chausson au format PDF

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vendredi 30 mai 2008

De "l'Etoile Rouge" à "l'Etoile d'Or" ou l'histoire de la paroisse et de la communauté russe des Abbesses.

Voici un document écrit en 1999 par un ancien paroissien de la Paroisse St Séraphim de Sarov. Celui-ci traite de la communauté russe des Abbesses et de sa Paroisse. (Albocicade). En accord avec son auteur, celui-ci a été quelque peu actualisé et remanié avec des photographies choisies.

Ce document, même s'il traite en partie de faits déjà traités dans d'autres articles, se lit avec un plaisir rare. Il comporte notamment une présentation de la structure de la société russe avant la révolution bolchévique et une description précise de Saint Séraphim de Sarov et du culte qui lui ai voué.

De "l'étoile rouge" à "l'Etoile d'Or"

Préambule

Nous sommes en banlieue Est de Paris, à la limite de la Seine et Marne, et de la Seine St Denis. Au bout de la rue Albert Caillou, à l'angle de l'avenue Clovis et de l'avenue de l'Etoile d'Or, sur les communes de Chelles et Gagny, une petite église.

Mais est-ce bien une église, cette petite maison dans son enclos ?

Certes, elle est bien surmontée d'une croix, mais d'une croix étrange, une sorte de Croix de Lorraine, complétée encore d'une branche diagonale sur le pied.

L'église Orthodoxe en 2008.

Entrons.

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mercredi 21 mai 2008

Wladimir Baranoff-Rossiné [1888-1944], le célèbre peintre, sculpteur et inventeur a habité aux Abbesses

Saviez vous qu'un peintre, sculpteur et inventeur célèbre a habité aux Abbesses dans l'entre deux guerres ?

Il se nommait Wladimir Baranoff-Rossiné, il a habité au 19 et 24 de l'Avenue de l'Etoile d'Or aux Abbesses. Juif russe d'origine Ukrainienne, celui-ci a disparu en déportation, en 1944. Ce représentant de la mouvance artistique du "Futurisme russe", appelé également "Avant garde russe" était également un inventeur et un sculpteur très reconnu.

Wladimir Baranoff-Rossiné: Autoportrait cubiste (1913) huile sur toile 49 x 35 cm :

Wladimir Baranoff-Rossine : Autoportrait Copyright © Dimitri Baranoff Rossine 1997

Il y a des points troublants, étant juif, a t'il délibérément choisi d'habiter avenue de l'Etoile d'Or à cause de son analogie avec l'étoile de David ?

Il a peint une toile en 1912 qui se nomme "La carrière", existe t'il un lien avec sa venue aux Abbesses et la carrière Saint Pierre ?

Wladimir Baranoff-Rossiné: La carrière (1912) huile sur toile 50 x 74 cm :

Wladimir Baranoff-Rossine : La carrière Copyright © Dimitri Baranoff Rossine 1997

Il a tenté d'appliquer l'art des couleurs à l'art militaire par la technique du «camouflage pointilliste» ou procédé "Caméléon, objet d'un accord de commercialisation avec Robert Delaunay.

Baranoff Rossine inventa un Photo Chronomètre permettant de déterminer les qualités des pierres précieuses. Dans un autre domaine il met au point un appareil de fabrication de stérilisation et de distribution de boissons gazeuses le Multiperco qui reçu à l'époque des distinctions techniques.

Il est également l'inventeur du Piano Optophonique, instrument électronique à lecture optique. Rossiné à commencé à travailler sur ce piano en 1916. Le Piano Optophonique était utlisé par Rossiné dans les expositions de ses propres peintures dans la nouvelle Union Soviétique. Rossiné donna 2 concerts avec cet instrument en 1924.

Piano Optophonique

Autres toiles et sculptures, cliquez pour agrandir :

Wladimir Baranoff-Rossine : Nue Wladimir Baranoff-Rossine : Femme Nue avec des Musiciens Wladimir Baranoff-Rossine : Scène de la révolution russe Maison au bord de la riviere (1913) huile sur toile 70 x 89 cm Wladimir Baranoff-Rossine: Symphony #1, 1913. Museum of Modern Art, NY

Copyright © Dimitri Baranoff Rossine 1997

Liens utiles pour en savoir plus :

  • http://dbr.club.fr
  • http://www.baranoffrossine.com

mercredi 14 mai 2008

Cartographie des familles russes du quartier des Abbesses dans les années 30.

Voici un document unique, les noms et les implantations des familles russes dans le quartier des Abbesses dans les années 30 - 40.

Cliquer pour agrandir :

Cartographie des familles russes des Abbesses dans les années 30.

mardi 13 mai 2008

Publicité de 1925 pour la vente du lotissement des Abbesses

Voila, une petite pépite, donnée par la dernière Reine des Abbesses : le prospectus publicitaire daté de 1925 pour la vente du lotissement du quartier des Abbesses. Il y est écrit "300.000 mètres de terrain à vendre par lots de 400 mètres environ à 8 minutes de la Gare, à proximité du tramway, à 500 mètres du Canal et de la Marne. Très belle pêche en Marne, Lots boisés et non boisés, Entrée en jouissance au premier versement".

Un document exceptionnel, cliquez pour agrandir et lire le texte dans son intégralité :

Publicité pour la vente du lotissement en 1925

lundi 12 mai 2008

Mr Nicolsky et l'histoire de la communauté russe des Abbesses

Une vidéo exceptionnelle tournée le 31 Mars 2008, elle est indispensable pour comprendre l'histoire du quartier des Abbesses:


Mr Nicolsky et l'histoire de la communauté russe des Abbesses

dimanche 11 mai 2008

Mr Nicolsky et l'histoire de l'émigration russe

2 vidéos exceptionnelles tournées le 31 Mars 2008, elles sont indispensables pour comprendre l'histoire du quartier des Abbesses:


Mr Nicolsky et l'histoire de l'émigration russe

Quelques parcours d'émigrants

samedi 10 mai 2008

La présence russe à Chelles-Gagny par Alexandre NICOLSKY (1989)

La présence russe à Chelles-Gagny par Alexandre NICOLSKY (1989) :

Café Marek : Visite de l'évêque fin des années 50 Voici une photo de la visite de l'évêque Méthode au quartier des Abbesses à la fin des années 50 :

  • à droite il y a l'évêque auxiliaire de l'Eglise Orthodoxe Russe en Europe Occidentale.
  • au centre, avec la croix, P. Nicolas Ivanoff, recteur de la paroisse missionnaire à la maison de retraite russe du Prompt Secours (Aujourd'hui la Cerisaie à Gagny).
  • à Gauche Mme Petrankhoff.
La présence des Russes à Chelles et à Gagny doit tout d’abord être située dans le cadre de l’émigration russe.

Les grandes migrations de peuples font partie des évènements immémoriaux de l’histoire et même de la préhistoire.

L’amélioration des moyens de transports et de communication, la substitution d’une société industrielle à une société agraire ont rendu celles-ci plus visibles.

Historiquement, la première appellation de « réfugiés » a été donnée aux 200.000 à 300.000 huguenots français contraints de quitter le royaume à la révocation de l’Edit de Nantes. Le départ des catégories socioprofessionnelles d’artisans et de commerçants avait pesé lourdement sur l’économie française à la fin du 17ème siècle.

La tempête de la révolution communiste en Russie suivie d’une guerre civile sur trois fronts et d’un renversement complet de l’ordre social (la loi soviétique proclamée par Lénine avait mis hors la loi et privé du droit au travail les militaires, les propriétaires, les négociants, ect.) a été à l’origine d’un important mouvement d’émigration.

La révolution russe de 1917

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jeudi 24 avril 2008

La source du ru des Ambles (Avenue des Champs)

Le ru des Ambles, cité en 1368, séparait les territoires de Chelles et de Gagny. Il était alimenté par le ruisseau des Pissottes et allait se jeter dans la rivière des Dames. La source du ru des Ambles est toujours visible dans l'actuel avenue des Champs. A la révolution, ce ru a été redirigé comme le ru des Pissottes vers le canal du Chesnay. Pour de plus amples renseignement, veuillez lire notre article suivant : Les cours d'eau disparus des Abbesses.

Voici donc des photos et des vidéos de la source du ru des Ambles, prises le 29 Mars 2008.

Nous avons obtenu l'anecdote suivante sur cette source, pendant la guerre 39-45 et à cause des pénuries d'eau potable, il avait été décidé de se rendre aux Abbesses afin tester la pureté des sources des Abbesses. L'eau avait été déclarée comme potable. Nous ignorons si elle a été exploitée à cette fin pendant la guerre.

Merci aux propriétaires, pour nous avoir ouvert si chaleureusement les portes de leur jardin.

La source Avenue des Champs

Cliquer pour agrandir :

La source Avenue des Champs La source Avenue des Champs La source Avenue des Champs dans les années 60

Et maintenant, la vidéo du bouillonnement des profondeurs de la source du ru des Ambles :


La dernière source des Abbesses

samedi 19 avril 2008

Reportage Vidéo sur les cours d'eau disparus des Abbesses

Afin d'illustrer notre article précédent sur les cours d'eau disparus des Abbesses,, nous avons réalisé pour vous ce petit reportage vidéo en Avril 2008. En effet, ces cours d'eau détournés et busés à 4 mètres de profondeur depuis les années 60 sont invisibles de nos jours même s'ils continuent de couler sous nos pieds.

Nous voulions remercier Mr et Mme Desthuilliers de la Société Archéologique et Historique de Chelles pour nous avoir aidé dans nos recherches sur l'histoire des cours d'eau des Abbesses du XVIIème siècles à nos jours. Devant la complexité du sujet, il nous semblait indispensable de réaliser ce reportage pour allier le texte aux images.

Le ru des Pissottes, le ru et la source des Ambles, la rivière des Dames, le ru et la source Saint-Roch et le canal du Chesnay n'auront donc plus de secret pour vous.

Vous comprendrez également, que la séparation de notre quartier entre Chelles et Gagny a suivi les cours de ces rus et rivières d'avant la Révolution Française. Un reportage exclusif du Blog des Abbesses.


Les cours d'eau disparus des Abbesses
Bonus : Les réminiscences du Canal du Chesnay :

Réminiscences du Canal du Chesnay

Les cours d'eau disparus des Abbesses.

Nous avons obtenu un plan du lotissement des Abbesses de 1925 sur lequel les cours d'eau du ru des Pissottes et du canal du Chesnay sont indiqués.

Gagny - Le ru des Pissottes. - Sous-bois - état époque contemporaine.

Selon ce plan , le ru des Pissottes longeait l'Avenue des Champs et se jetait dans le Canal du Chesnay jusqu'à la Marne en longeant l'Avenue de la Pépinière (actuel chemin du ru Saint-Roch) puis en passant sous la voie de chemin de fer (Le canal du Chesnay est également canalisé actuellement sous la rue du Quai du Chesnay à Gagny en direction de l'établissement Lapeyre).

Regardez donc attentivement, cet extrait du plan du lotissement en 1925 (Cliquez pour agrandir) :

Plan des cours d'eau de 1925

Cliquer sur le "lire la suite" suivant pour lire la suite de cet article :

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mercredi 16 avril 2008

Ils sont venus vivre à Gagny : les Bergamasques

Originaires de la région de Bergame en Lombardie, les Bergamasques sont partis en masse dans les années 1925 pour trouver du travail en France. L’idée fixe de ces émigrés est de se rendre en Amérique, pays qui leur semble idéal pour mener une vie meilleure. Passés par la Suisse pour certains d’entre eux, les Bergamasques ont traversé les Alpes pour se rendre dans ce qu’ils considéraient comme la première étape de leur projet. Le bouche à oreille faisant son œuvre, ils entendent parler de la région entourant Paris, où des carrières de gypse en exploitation sont paraît-il en plein essor.

Emigration Italienne

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lundi 31 mars 2008

L’église orthodoxe Saint Séraphim et la communauté Russe des Abbesses

L’église orthodoxe Saint Séraphim, située à l’angle des avenues Etoile d’Or et Clovis, à cheval sur Gagny et Chelles, a été construite une première fois en 1933. Cette première église était située rue de Sambre-et-Meuse sur un terrain loué à l'association culturelle des Abbesses pour un franc symbolique. L'église Saint Séraphim , l'inauguration du 01-11-1933

Son inauguration a lieu le 1er novembre 1933, en présence de l'archevêque Seraphim du synode de l'Eglise Russe hors frontières. L'église porte le nom de saint Seraphim de Saroy, récemment canonisé et objet d'une grande piété populaire.

L'église Saint Séraphim : Visite de l'évêque 1934

Cliquer pour agrandir :

L'église Saint Séraphim : Sortie de la messe, 1934 L'église Saint Séraphim : Plan et élévation 1933 L'église Saint Séraphim : Construction de la première église 1933

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mercredi 26 mars 2008

Les gaspards de la nuit

Article paru dans le journal municipal en 2007, relatant les indigents des carrières de Gagny.

En langage populaire, familier voire argotique, les "gaspards" désignent les rats et par extension toute personne cherchant à se dissimuler, souvent pour d’obscures raisons…

Jusqu’au début du XXe siècle, on trouvait des les carrières de Gagny une étrange population constituée d’un ramassis hétéroclite d’individus. Cette population comprend alors deux classes bien distinctes : les carriers et les malfrats.

Dessin de Gavarni, gravure de Soyer – 1841/1842

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