jeudi 25 février 2010

Eglise Orthodoxe des Abbesses : Programmes des Offices de Pâques 2010

L'église Saint Séraphim , l'inauguration du 01-11-1933

Programme des offices de Pâques 2010 :

  • Dimanche 7 Mars 2010 - 3ème du Grand Carême de la Croix : Liturgie à 10h30 en Slavon.
  • Dimanche 28 Mars 2010 - Entrée de N-S à Jérusalem - bénédiction des rameaux : Liturgie à 10h30 en Français.
  • Jeudi 1 Avril 2010 - Grand Jeudi, lecture des 12 évangiles de la passion : Matines à 18h30.
  • Vendredi 2 Avril 2010 - Grand Vendredi, Office de la Platchanitsa : Vêpres à 14h00.

Samedi 3 Avril 2010 - Sainte et lumineuse fête de Pâques à 22h00.

Vêpres pascales - procession - lithurgie - agapes.

mardi 8 décembre 2009

L'église Saint-Séraphim de Sarov de Gagny-Chelles en peinture

Nous avons découvert cette très belle reproduction en peinture à l'huile d'une carte postale ancienne. Elle représente l'église Orthodoxe des Abbesses de Gagny-Chellesà l'époque où celle-ci était située à Chelles au milieu de l'avenue Sambre et Meuse.

Cette toile est datée de 1988 et la signature est difficilement lisible.

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L'égliste orthodoxe dans les années 30

Pour en savoir plus sur l'histoire de la paroisse de Saint-Séraphim de Sarov, veuillez lire les articles suivants :

lundi 7 décembre 2009

Chroniques du café des Abbesses de Gagny-Chelles : La famille Gromoff.

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Photo datée de 1934 : A gauche, Mr Tkacheff puis Serge Gromoff et Georgette Gromoff et tout à gauche Mr Leonid Bondareff.

Nous avons rencontré Sonia Lebon née Gromoff. Ses parents ont tenu le café des Abbesses (Actuellement, le café Chantant) de 1932 à 1946.

Son père d'origine russe a combattu dans les armées blanches contre les armées rouges avant son exil pour la France. Cet homme, très secret selon sa fille, aurait changé de nom à son arrivée en France. Le nom Gromoff serait donc un nom d'emprunt sans doute pour fuir un passé troublé par la guerre civile.

Comme beaucoup d'immigrés russes, dans une France saignée à blanc par la guerre 14-18, il recherche et trouve du travail dans les grands centres industriels du pays. C'est ainsi qu'il est embauché dans l'usine Peugeot de Valentigney,

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Sortie des usines Peugeot de Valentigney.

C'est en ce lieu, qu'il rencontre sa future épouse Georgette qui travaille dans le café de ses parents dans l'avenue de la république de la ville.

Voulant monter une affaire ensemble, un cousin nommé Milo, négociant de vin en gros à Champs-sur-Marne, leur propose l'opportunité de racheter le fond de commerce d'un café dans le quartier russe des Abbesses de Gagny-Chelles.

Le café Gromoff

Ce café a été construit quelques années plus tôt par Mr Fazekas (Ouvrier du bâtiment d'origine Hongroise). Des descendants de la famille Fazekas habitent toujours dans le quartier des Abbesses.

C'est ainsi, que Serge et Georgette se portent acquéreurs du fond de commerce en 1932. Ils ne sont pas propriétaires des lieux, les locaux sont ainsi loués à la famille Fazekas.

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La famille Gromoff a employé avant-guerre une main d'œuvre espagnole ayant fuie la guerre civile.

Très vite, Serge qui était "capable de tout faire" décide de donner de l'ampleur au Café des Abbesses. Il décide donc d'y tenir également une épicerie russe. Sonia se rappelle la vente d'harengs et des sprats sous toutes les formes (fumés, à l'huile etc.), des cacahuètes, du kéfir de jus de citron, des cornichons malossols, du vin, de la Vodka, des liqueurs etc.

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En tablier, Serge Gromoff, 4ème en partant de la gauche : Henry Bianco et tout à droite son frère.

Très vite, l'établissement devient très important dans la vie sociale de la communauté des Abbesses. Ainsi tous les ans, les assemblées paroissiales de l'église Orthodoxe y sont organisées ainsi que les fêtes de quartier. Sonia se rappelle notamment le concours des plus beaux vélos fleuris ainsi que des lots offerts aux enfants.

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Très vite, les Gromoff décident de transformer le café en salle de cinéma, deux fois par semaine.

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Sonia se rappelle son père faisant tourner la manivelle et de projections de comédies dramatiques comme les Deux Orphelines où elle pleurait à chaudes larmes assises sur le banc du premier rang.

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Plus tard, ils décidèrent d'organiser des bals. Sonia se rappelle de ces fêtes familiales musicales, au sein de cette communauté russe qu'elle estime comme une "grande famille nostalgique vivant sur ses valises autour d'une église".

A côté du café, il y avait un salon de coiffure tenu par le père Henry. Juste au dessus, vivait un russe qui fabriquait des glaces. Il les fabriquait avec une sorbetière dans l'arrière cours. Tous les matins, il partait les vendre à la gare de Chelles. Sonia se souvient de sa charrette couverte, avec ses pots de glace baignant dans glace pilée pour les maintenir bien au frais toute la journée. Elle se souvient de sorbets à la vanille ou au citron qu'il servait dans des gaufrettes.

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A gauche, le père Henry dans l'entrebâillement du Salon de coiffure. Veuillez également noter la présence d'une borne fontaine.

Avant-Guerre, Serge, anti-communiste convaincu, voulant être naturalisé est très mal-alaise avec les sollicitations des mouvements de gauche de l'époque (front populaire, parti communiste) qui veulent s'introduire dans le quartier. Avec le soutien notamment du Docteur Nast, il finit par l'obtenir en 1936.

Pendant, la guerre, Serge fut membre des FFIs ou Forces Françaises Intérieures.

Sonia se souvient d'une très belle femme juive qui habitait seule, avec ses deux enfants, dans le milieu de la section Chelloise de l'Avenue de l'Etoile d'Or. Cette Madame Sherman y possédait une petite maison en meulière au perron centré. Sans avoir pignon sur rue, elle y tenait une petite buvette fréquentée, entre autres, par des juifs du secteur dont certains d'origine russe. Il y avait également une petite épicerie où elle y vendait des fruits et des légumes. En 1941-1942, elle quitta brutalement sa maison avec ses enfants. Sonia se rappelle son fils René qui avait le même âge qu'elle. Elle ne sait pas si Mme Sherman et ses enfants ont été déportés. Elle n'a plus jamais eu de nouvelle d'eux après leur départ précipité.

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Serge Gromoff en Tablier, puis Odette Quirier, Sonia Gromoff et son chien Kapi, Derrière Mr Bellet de la loterie nationale et Mr Gamelin en arrière, puis Georgette Gromoff et Rose Beley.

Sonia se souvient de son chien Kapi qu'ils ont gardé pendant une quinzaine d'années. Ce chien vagabond avait la particularité d'accompagner les clients du café jusqu'à la gare et de revenir. Pendant la guerre, il fut arrêté par la police de Chelles après avoir tué 2 poules dans une ferme. Georgette, pour récupérer le vagabond, fut forcée de les rembourser.

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Sonia, en 1944, pour un spectacle de danse en honneur aux personnes déportées pendant la guerre.

En 1946, les Gromoff vendirent le fond de commerce. Ce café existe toujours à ce jour, ils se nomme désormais le Café Chantant.

Le café Gromoff en 2008

dimanche 5 octobre 2008

Article du 6 août 1934 sur l'église orthodoxe des Abbesses

Voici un article daté du 6 août 1934, paru dans un quotidien nommé "Le Journal", qui parle d'une fête à l'église Saint-Seraphin de Sarov.

Nous en avons pris connaissance grâce au document suivant : "La colonie Russe de Gagny" par H. Szklartchik (Bulletin de la société historique du Raincy et du pays d'Aulnoye, En Aulnoye Jadis, 1990, N°19, p. 83-92)

L'égliste orthodoxe dans les années 30

"Humble édifice fait comme leur maison par le labeur de tous; l'Église dresse pourtant avec fierté vers le ciel trois coupoles traditionnelles surmontées de trois croix orthodoxes dorées, sur un fond de peupliers frémissants.

Avec quelle savante patience il a fallu travailler sur les humbles matériaux pour évoquer de loin, l'audacieux éclat byzantin des vieux temples orthodoxes. Avec une touchante piété les plus artistes d'entre les émigrés ont su peindre sur l'iconostase l'image traditionnelle des Apôtres et recopier la Vierge Sainte de Kazan.

Et quand le chœur lança vers le ciel les vieux chants liturgiques, l'humble foule des vestons fatigués, des redingotes verdies, des robes improvisées, s'est cru avec extase dans la Sainte-Russie d'autrefois.

Au moment fixé par le rite, on entendit le carillon des cloches, tel qu'il sonnait autrefois de la Baltique à la Mer Noire. Pourquoi était-il un peu grêle ? Nous l'avons su quelques instant après. Une cloche est chère. Quatre cloches ruineraient le trésor de l'Église. Sous le marteau vigoureux de deux sonneurs, des morceaux de rail, coupés avec science et suspendus à une branche d'arbre chantent 'do, ré, sol" comme les vieux carillons de Moscou".

Un article si touchant que nous n'avons pu nous empêcher de vous le transmettre.

vendredi 30 mai 2008

De "l'Etoile Rouge" à "l'Etoile d'Or" ou l'histoire de la paroisse et de la communauté russe des Abbesses.

Voici un document écrit en 1999 par un ancien paroissien de la Paroisse St Séraphim de Sarov. Celui-ci traite de la communauté russe des Abbesses et de sa Paroisse. (Albocicade). En accord avec son auteur, celui-ci a été quelque peu actualisé et remanié avec des photographies choisies.

Ce document, même s'il traite en partie de faits déjà traités dans d'autres articles, se lit avec un plaisir rare. Il comporte notamment une présentation de la structure de la société russe avant la révolution bolchévique et une description précise de Saint Séraphim de Sarov et du culte qui lui ai voué.

De "l'étoile rouge" à "l'Etoile d'Or"

Préambule

Nous sommes en banlieue Est de Paris, à la limite de la Seine et Marne, et de la Seine St Denis. Au bout de la rue Albert Caillou, à l'angle de l'avenue Clovis et de l'avenue de l'Etoile d'Or, sur les communes de Chelles et Gagny, une petite église.

Mais est-ce bien une église, cette petite maison dans son enclos ?

Certes, elle est bien surmontée d'une croix, mais d'une croix étrange, une sorte de Croix de Lorraine, complétée encore d'une branche diagonale sur le pied.

L'église Orthodoxe en 2008.

Entrons.

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mercredi 14 mai 2008

Cartographie des familles russes du quartier des Abbesses dans les années 30.

Voici un document unique, les noms et les implantations des familles russes dans le quartier des Abbesses dans les années 30 - 40.

Cliquer pour agrandir :

Cartographie des familles russes des Abbesses dans les années 30.

samedi 10 mai 2008

La présence russe à Chelles-Gagny par Alexandre NICOLSKY (1989)

La présence russe à Chelles-Gagny par Alexandre NICOLSKY (1989) :

Café Marek : Visite de l'évêque fin des années 50 Voici une photo de la visite de l'évêque Méthode au quartier des Abbesses à la fin des années 50 :

  • à droite il y a l'évêque auxiliaire de l'Eglise Orthodoxe Russe en Europe Occidentale.
  • au centre, avec la croix, P. Nicolas Ivanoff, recteur de la paroisse missionnaire à la maison de retraite russe du Prompt Secours (Aujourd'hui la Cerisaie à Gagny).
  • à Gauche Mme Petrankhoff.
La présence des Russes à Chelles et à Gagny doit tout d’abord être située dans le cadre de l’émigration russe.

Les grandes migrations de peuples font partie des évènements immémoriaux de l’histoire et même de la préhistoire.

L’amélioration des moyens de transports et de communication, la substitution d’une société industrielle à une société agraire ont rendu celles-ci plus visibles.

Historiquement, la première appellation de « réfugiés » a été donnée aux 200.000 à 300.000 huguenots français contraints de quitter le royaume à la révocation de l’Edit de Nantes. Le départ des catégories socioprofessionnelles d’artisans et de commerçants avait pesé lourdement sur l’économie française à la fin du 17ème siècle.

La tempête de la révolution communiste en Russie suivie d’une guerre civile sur trois fronts et d’un renversement complet de l’ordre social (la loi soviétique proclamée par Lénine avait mis hors la loi et privé du droit au travail les militaires, les propriétaires, les négociants, ect.) a été à l’origine d’un important mouvement d’émigration.

La révolution russe de 1917

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lundi 31 mars 2008

L’église orthodoxe Saint Séraphim et la communauté Russe des Abbesses

L’église orthodoxe Saint Séraphim, située à l’angle des avenues Etoile d’Or et Clovis, à cheval sur Gagny et Chelles, a été construite une première fois en 1933. Cette première église était située rue de Sambre-et-Meuse sur un terrain loué à l'association culturelle des Abbesses pour un franc symbolique. L'église Saint Séraphim , l'inauguration du 01-11-1933

Son inauguration a lieu le 1er novembre 1933, en présence de l'archevêque Seraphim du synode de l'Eglise Russe hors frontières. L'église porte le nom de saint Seraphim de Saroy, récemment canonisé et objet d'une grande piété populaire.

L'église Saint Séraphim : Visite de l'évêque 1934

Cliquer pour agrandir :

L'église Saint Séraphim : Sortie de la messe, 1934 L'église Saint Séraphim : Plan et élévation 1933 L'église Saint Séraphim : Construction de la première église 1933

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lundi 17 mars 2008

Ils sont venus vivre aux Abbesses : les Emigrés Russes

1814. Une coalition formée de la Prusse, de la Russie, de l’Autriche et du Royaume-Uni envahit la France. En mars, elle s’apprête à entrer dans Paris. Près de Gagny et Chelles, des troupes d’Alexandre II, Empereur de Russie, ont placé leur cantonnement. C’est le début d’une longue présence slave sur le secteur…

Assurée d’avoir débarrassé la France de son empereur, l’armée d’Alexandre II entame sa retraite vers la Russie. Pourtant, deux soldats, peut-être déserteurs, ne souhaitent pas rejoindre la mère patrie. Au contraire, ils décidé de faire leur vie en France. Bientôt, ils vont même se marier et ainsi fonder une famille. Celle-ci s’agrandira de nouveau brutalement, un siècle plus tard. A la suite de la Révolution de 1917, de nombreux Russes menacés ou persécutés décident de quitter leur pays pour chercher la sécurité et le travail dans le monde. Certains arrivent en France dès 1922. A cette époque, l’industrie française tourne à plein régime. On manque de bras. La France décidé d’ouvrir ses usines aux "Russes blancs", ce surnom donné aux nobles, aux partisans et aux nationalistes tsaristes exilés. Ils constituent alors une main d’œuvre appréciée, notamment dans les dépôts de chemin de fer et de tramways de la banlieue parisienne.

Café Marek : Visite de l'évêque fin des années 50

La société Poliet et Chausson, qui exploite les carrières de gypse Saint-Pierre, situées à Montfermeil et Gagny, lotie alors les terrains du quartier des Abbesses. Ce quartier gabinien doit son nom à son appartenance, avant la Révolution française, à l’abbaye royale de Chelles. C’est donc par le bouche à oreille que des Russes se mettent à acheter des terrains à peine viabilisés et encore marécageux, au prix de 50 francs les deux lots. Ils ont la possibilité d’y bâtir une maisonnette, avec jardin et poulailler. Parmi les premiers lotisseurs, on trouve le nom d’un certain Pechakoff, en 1926.

L'église Saint Séraphim : Visite de l'évêque 1934

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